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15 juillet 2019 1 15 /07 /juillet /2019 18:43
Mars 2019 au Crêt du Ris

« Tandis qu’à leurs œuvres perverses
Les hommes courent haletants,
Mars qui rit, malgré les averses,
Prépare en secret le printemps. »

Théophile Gautier  (1811-1872)

La vigne du "Rocher" réchauffée par les pierres de granite

La vigne du "Rocher" réchauffée par les pierres de granite

Mars 2019 au Crêt du Ris

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12 juillet 2019 5 12 /07 /juillet /2019 17:29
Giboulées

Giboulées

Février 2019 au Crêt du Ris

Au cours de l'année, les chardons sont très indésirables dans les vignes, mais en hiver ils deviennent de jolis compagnons durant la taille ...

Les chatons apparaissent sur les saules sauvages du Crêt du Ris

Les chatons apparaissent sur les saules sauvages du Crêt du Ris

« Mais la nature est là qui t'invite et qui t'aime ;
Plonge-toi dans son sein qu'elle t'ouvre toujours
Quand tout change pour toi, la nature est la même,
Et le même soleil se lève sur tes jours. »

Alphonse de LAMARTINE  1790 - 1869

Le vallon

 

Le 28 février 1869, il y 150 ans, Alphonse Lamartine décède à Paris.

 

Lors d’un passage dans le Beaujolais, venez à Salles en Beaujolais (Salles-Arbuissonnas en Beaujolais) Vous pourrez voir la maison de Suzanne de Lamartine. Elle recevait parfois la visite de son frère, Pierre de Lamartine, chevalier de Pratz, capitaine de cavalerie.

 

Pierre rencontra Alix des Roys qui était hébergée par Sa sœur, Suzanne.

 

[ Alix  a  14  ans  quand  sa  mère  obtient  du  duc  d’Orléans  des  lettres  d’admission  au  chapitre de  Saint-Martin de Salles-en-Beaujolais.

Les obligations se limitaient à:

- porter les insignes du chapitre (petite croix qui pend à un cordon violet avec liseré d’or fixé à l’épaule par deux glands d’or, voile léger se portant «à la façon d’une parure»),

- rendre leurs devoirs à la prieure

- assister aux offices (une heure le matin et ¾ d’heure le soir). Cette  dernière  astreinte  est  imposée  uniquement  pendant  la  période  dite  «rigoureuse»,  sorte  de noviciat. La règle autorisait les chanoinesses à passer deux mois de l’année dans leur famille. ]

 

Ils se marièrent en 1790  et eurent un fils : Alphonse de Lamartine

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30 juin 2019 7 30 /06 /juin /2019 15:02
Janvier 2019 au Crêt du Ris
Sarments

Sarments

Pluie

Pluie

10 janvier 2019

10 janvier 2019

Giboulée de neige

Giboulée de neige

Janvier 2019 au Crêt du Ris
23 janvier 2019 au Crêt du Ris

23 janvier 2019 au Crêt du Ris

« Ô fins d'automne, hivers, printemps trempés de boue,
Endormeuses saisons ! je vous aime et vous loue
D'envelopper ainsi mon cœur et mon cerveau
D'un linceul vaporeux et d'un vague tombeau.

Dans cette grande plaine où l'autan froid se joue,
Où par les longues nuits la girouette s'enroue,
Mon âme mieux qu'au temps du tiède renouveau
Ouvrira largement ses ailes de corbeau.

Rien n'est plus doux au cœur plein de choses funèbres,
Et sur qui dès longtemps descendent les frimas,
Ô blafardes saisons, reines de nos climats,

Que l'aspect permanent de vos pâles ténèbres,
- Si ce n'est, par un soir sans lune, deux à deux,
D'endormir la douleur sur un lit hasardeux. »

 

Charles BAUDELAIRE

1821 - 1867

Brumes et pluies

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30 juin 2019 7 30 /06 /juin /2019 14:04
Les vignes de la Cadole

Les vignes de la Cadole

« Le froid du matin me saisit ; mes pas craquent sur le givre, je referme ma fenêtre et je rentre dans ma tour, où le fagot réchauffant pétille et où mon chien m’attend … »

A de Lamartine

Recueillements poétiques.

Lettre à M. Léon Bruys d’Ouilly, 1er décembre 1838.

Décembre 2018 au Crêt du Ris

Tout est figé et givré dans le brouillard d'un matin de décembre ...

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24 juin 2019 1 24 /06 /juin /2019 13:58
Novembre 2018 au Crêt du Ris

« Voici que la saison décline,
L’ombre grandit, l’azur décroît,
Le vent fraîchit sur la colline,
L’oiseau frissonne, l’herbe a froid. »

Victor Hugo, Dernière gerbe

Novembre 2018 au Crêt du Ris
Novembre 2018 au Crêt du Ris
Dernière grappe de gamay ...

Dernière grappe de gamay ...

Quelques pieds de vigne, cépage chardonnay, dans les vignes du Rocher.

Quelques pieds de vigne, cépage chardonnay, dans les vignes du Rocher.

Planète chardonnay ... et soudain une folle envie de croquer l'univers !

Auguste Texier
Auguste Texier

Auguste Texier

En cette année anniversaire de la fin de la première guerre mondiale  (1914-1918), comment ne pas avoir une pensée pour Auguste Georges TEXIER mort à l'age de 21 ans ... le 26 septembre 1918 ...

2ème canonnier,  conducteur au 456ème

 régiment d'artillerie lourde.

Croix de Guerre.

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1 juin 2019 6 01 /06 /juin /2019 11:01
Octobre 2018 au Crêt du Ris

31 octobre 2018, les vendanges sont terminées depuis le 1er août !!

Souvenir des années 1960/1970 - il y a 60,50 ans - où les vendanges avaient lieu à cette époque, et souvent bien plus tard dans le mois d'octobre ...

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1 juin 2019 6 01 /06 /juin /2019 10:15
La secheresse de septembre ...

La secheresse de septembre ...

Septembre 2018 au Crêt du Ris

Malgré la sécheresse la Nature a encore la force de mettre du rouge dans les vignes ...

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8 octobre 2018 1 08 /10 /octobre /2018 10:34
Vendanges 2018 au Crêt du Ris - Août !

Cette journée du 31 août 2018 commence par un lever de soleil timide ...

Vendanges 2018 au Crêt du Ris - Août !
Vendanges 2018 au Crêt du Ris - Août !
Vendanges 2018 au Crêt du Ris - Août !
Vendanges 2018 au Crêt du Ris - Août !
Vendanges 2018 au Crêt du Ris - Août !
Vendanges 2018 au Crêt du Ris - Août !

En 1947, de passage au Château Thivin en Beaujolais, Colette fit un très beau récit de son escapade à Brouilly.

En voici un extrait, paru dans ‘’Le fanal bleu’’ dernier ouvrage de Colette, qui nous entraîne dans un voyage immobile de Paris à Genève en passant par Grasse et les vignobles du Beaujolais. Souvenirs, scènes entre amis : Jean Cocteau, Marguerite Moreno, Jean Marais.... anecdotes et réflexions s'enchaînent sous l'œil vigilant d'une " Chatte " blottie dans un intérieur feutré, qui pose sur le monde un regard où la maturité pourpre de l'automne s'enrichit des pastels de l'enfance.

 

« BEAUJOLAIS, 1947

 

     Cet été furieux, interminable, renaissant de ses flammes, cet été qui ne ressemble à aucun été, qui rendit la Normandie pareille à une Ardèche incendiée, la Bourgogne à un désert d’alfa, qui montra le fond sec de tous les torrents, la vase des étangs où mouraient les grenouilles et pâmaient les poissons -, cet affreux été responsable de tant de nos indigences, c’est maintenant qu’au terme des nuits froides il commence à faire bon penser à lui. Non pour lui pardonner, il est inexcusable. Sa sauvagerie dès l’aube… La soif des animaux, la faim des herbivores… L’homme qui versait l’eau d’un petit arrosoir sur un champ de choux, un des grands champs qui les bonnes années sont l’honneur de la banlieue, un homme tout seul parmi dix mille choux en train de jaunir. Et la vache qui avait, en tirant brin à brin sur les chaumes, mangé douze kilos de terre, et qui en est morte… Et…

 

Non, je ne pourrai jamais forger des souvenirs aimables à l’aide de telles images. Elles noircissent, elles calcinent mon procédé favori de rêverie et de plaisir. Quarante et un degrés rue de Beaujolais, dès midi, et trente-sept à deux heures du matin ; comme ça paraît loin, quand par ma fenêtre haute, entrouverte, l’air de décembre s’avance vertical, blanchi de grésil fin qui nimbe, un court moment, mon fanal bleu de la nuit et du jour. Quelques secondes suffisent à installer le froid dans ma chambre. Vite ! Jetons-nous, sans bouger, jetons-nous dans ce que l’été nous consentit de moins âpre, d’inépuisé, vers ce qui mouille la bouche, teint la main et la robe, tient lieu de source et de rosée ; jetons-nous vers la récompense, imprévue et bien réelle que je reçus au centre du féroce été : la vendange sur les coteaux de Brouilly.

 

 

Le pire, pour une arthritique de ma sorte, n’est certes pas le déplacement, s’il s’opère en automobile. Le pire, c’est dix pas dans l’appartement, c’est cinq mètres au bord du jardin, c’est la nuit rompue par les franches et soudaines et mordantes douleurs, et le geste étourdi, jeune, vif, qui prétend ramasser la canne, atteindre le livre -, ô jeunesse invétérée, agilité devenue purement mentale, et châtiée dès qu’elle tire sur sa laisse ; escaliers descendus dans l’humiliation et la ruse : ne m’arrêté-je pas en croisant un inconnu, ne feins-je pas, immobile, de chausser un gant, de fouiller mon sac ? L’inconnu franchi, je ris de moi et de mes vieilles petitesses…

 

 

Mais mettez-moi dans une voiture, coussin de-ci, coussin de-là, et roulez ! Vous n’entendrez plus parler de moi pendant un bon ruban de kilomètres. Autrefois, c’était la Chatte qui décidait, d’un bâillement d’appétit, d’une inquiétude de sa vessie, que nous arrêtions notre arche. Elle mangeait très peu en voyage, craignait le mal de mer… Une bouchée à Saulieu, une lapée à Vienne, entre-temps une herbe rafraîchissante. Mes exigences sont moins discrètes que ne furent les siennes. Avec elle, nous n’avions pas achevé la collation au bord d’un bois, qu’elle demandait à regagner « sa » voiture, pour mettre en ordre sa toison bleue, comme un orage d’ouest.

 

 

Je disais donc -, je me disais, je m’écrivais donc qu’une décision suprême, émanée de mon meilleur ami, m’embarqua comme faire se pouvait par une aube qui sentait l’incendie, l’asphalte fondant et le ruisseau altéré, et notre trajet visa les coteaux du Rhône. Leurs petits raisins, serrés, sont moins décoratifs que le picardan opulent de la Provence, qui traîne sous les ceps des appas de six livres, et tient aux lézards le ventre frais.

 

 

Que pouvais-je réclamer de la vendange beaujolaise ? La torride chaleur invariable, mon impotence, tout devait me séparer d’une aussi rude fête. Je me serais contentée du son dont elle couvrait les collines, des chars grinçants sur la petite route au long de laquelle je dormais mon sommeil du matin. Les voix embrumées de fatigue matinale s’éveillaient au haut de la vigne voisine, descendaient, descendaient selon que montait le soleil. J’imaginais la récolte lente, les paniers pleins, la soif qui croit se satisfaire en mordant la grappe, et qui s’attise… Je refoulais le persistant été de l’autre côté des persiennes closes, du côté de l’astre, des mouches, des guêpes folles, des menthes poussiéreuses, du côté où l’on voyait luire un tesson miroitant de Saône, tombé au loin dans un vallon. Je patientais. J’écoutais les rossignols de muraille froisser les lierres au-dessus de la vasque et couper le fil de la source…

 

 

Mais j’eus mieux. L’amitié peut beaucoup. Une chaîne de bras me remit un jour dans l’auto, et j’abordai le Vin au secret d’une de ses chambres intimes, dont je pensais ne jamais passer le seuil.

 

 

Dans le sein frais de la colline il me reçut sans que je misse pied à terre. C’est moi qui sur mon char faisais figure de conquérante. Les grandes portes rabattues, le Cru semblait retiré à même une grotte, et de son haut plafond il me jeta ensemble une chape glacée d’air immobile, la divine et boueuse odeur des raisins foulés, et le bourdonnement de leur ébullition. Cent mètres de voûtes s’étoilaient de lampes ; les cuves rejetaient par-dessus leurs bords la bave rose en longs festons ; un attelage de chevaux pommelés, bleuâtre dans la pénombre, mâchait nonchalamment des grappes tombées ; l’âme du vin nouveau, lourde, à peine née, impure, se mariait à la vapeur des chevaux mouillés.

 

 

Une main brandit vers moi, au bout de son bras invisible, la tasse d’argent qui berçait, sur les stries et les bosses de la ciselure, une étincelle rouge : « Un quarante-quatre parfait, Madame. Mais revenez goûter le quarante-sept quand il en sera temps ! Il n’aura rien à envier à celui-ci. »

 

 

Revenez… Comme revenir paraît probable, et facile, quand sous l’arc de la grotte qui barre le passage à la chaleur on tient entre les lèvres le bord froid de la tasse pleine…

 

 

Autour de moi on pensa que le grand vin, la caverne étoilée et l’ombre de la colline constituaient peut-être des antidotes, et nous prîmes à la nuit, un autre jour, une autre route, gravîmes un autre coteau. L’ombrage cette fois était d’une glycine agrippée aux quatre côtés d’une cour, issue d’un seul tronc, en python tors, qui montait énorme et se perdait dans son propre feuillage. La cour couverte, éclairée de phares, résonnait de voix, de roues, de pas lourd-chaussés, car les quarante vendangeurs du domaine descendaient à leur repas, escortés de leur gaillarde et vineuse odeur. J’aurais bien voulu les suivre… Notre collation froide, au rez-de-chaussée, fêta les jambons largement margés de lard, les saucissons qui fleuraient le harnais neuf, et certain fromage dit « fort » qui provoque la soif et ne la laisse pas s’éteindre.

 

 

A tout labeur, tout honneur : en bas, quarante vendangeurs avaient la meilleure table, servie d’omelettes, de veau, de poules, de cochon, et arrosée de ce vin qui comme les plus beaux rubis garde claire, aux lumières, sa sanguine et franche couleur.

 

 

Si on ne la force ni ne la prolonge, c’est une fatigue assez douce que versent l’été, la nourriture sans reproche, un grand cru dans sa jeunesse, et la nuit, fût-elle sans rosée. Dans la cour, au départ, sous les phares tournants, la glycine énorme tordait ses spires vivantes.

 

 

Mais comme nous partîmes parmi les premiers, je pus ne goûter que des bruits fins, échappés au grand silence qui recouvrait peu à peu le coteau ; - vols d’élytres heurtés aux lampadaires de l’entrée ; fers d’un cheval dételé qui écrasent le chemin de traverse et surtout, délicieuse à entendre, invisible et révérée, la source, la fidèle, la dernière où pussent boire, cette année, mont haletant et vallon tari. »

 

 

Colette

Le fanal bleu

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Published by Gérard - dans vendanges
20 septembre 2018 4 20 /09 /septembre /2018 09:56
Août 2018 au Crêt du Ris

Le 6 août 2018, la "véraison" est en très grande activité ... les vendanges sont annoncées pour la fin août !

Août 2018 au Crêt du Ris

Il fait trop chaud pour aller dans les vignes, laissons le soleil travailler !

Dans le caveau tout est redevenu calme, après la séance d'essai du nouvel ampli de l'ami Bill ...

Août 2018 au Crêt du Ris

Le ciel est noir et l'orage menace ...

« Chaque arbre est immobile, attentif à tout bruit.

Même le peuplier tremblant retient son souffle ;

L'air pèse sur le dos des collines, il luit

Comme un métal incandescent et l'heure essouffle. »

Jules Supervielle – L’orage

 

Août 2018 au Crêt du Ris

Les premiers raisins ... il faut encore attendre un peu !

Août 2018 au Crêt du Ris

Pourtant un petit vendangeur ne peut pas attendre pour commencer les vendanges ...

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Published by Gérard - dans Nature
1 août 2018 3 01 /08 /août /2018 09:40
Le 2 juillet 2018

Le 2 juillet 2018

Le 23 juillet 2018

Le 23 juillet 2018

La véraison est en pleine activité ...

La véraison correspond au début de changement de couleur des raisins qui passent du vert au rouge.

Voir le site de Loisirs Beaujolais pour toutes les explications sur la véraison.

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Published by Gérard - dans La vigne et le vin en Beaujolais Villages

  • Gérard

Deezer

"Tu dis que c'est l'heure de vivre,

Que le moment de vivre est court,

Que ton dieu veut que l'on s'enivre

De parfum, de vin et d'amour ! "

Anna de Noailles

 

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